La période Gallo Romaine: Plusieurs voies furent construites. La plus importante était la voie consulaire Reims-Metz ; des villes importantes à cette époque.
Cette voie passait par Vienne- la -Ville, Pont- Verdunois (au sud de la Chalade),carrefour de la Croix de Pierre;( sur La Haute- Chevauchée) , Lochère, Brabant-en -Argonne, Verdun, Etc.....
Brabant - en- Argonne est situé à 4 kms de Clermont- en- Argonne et Dombasle, sur cette ancienne voie romaine consulaire, dans une vallée assez encaissée de la Cousance, nom de la rivière qui la traverse .
La première mention connue date de 1202, mais les origines sont plus anciennes. Deux témoignages archéologiques attestent l'existence d' habitats durant la période gallo romaine, à proximité de la voie romaine METZ à REIMS. Sur le plan ci-dessous qui date du XVIII ème siècle , on peut voir un chemin appelé : Chemin Romains . Ce chemin servait encore de chemin pour aller dans les champs avant le remembrement des terres en 1973.

Appelation ancienne abandonnée :
En 1203: APUD BRABANT SUBTUS CLAROMONTEM (Dans le cartulaire de la cathédrale) .Sous le régne du roi "Philippe Auguste"
En 1246: BRAIBANT-DE-SOUS-CLERMONT( coll.T.426;p73)
En 1382: BRAIBANT ((coll lorRT.263.46,c3)
En 1563: BRABANT EN LA PREVOTE DES MONTIGNONS
En 1571 : BRABANT- SUR COUSANCE
En 1646 : BRABANT-SOUS-CLERMONT (MÂCHON)
En 1738: BRABANTIA- IN- ARGONIA
En 1801: BRABANT- EN- ARGONNE
La commune de Brabant- en- Argonne ( appelée à l'époque"Apud Brabant Subtus Claromontem") a été affranchie par le Comte de Bar Edouard 1er en 1329. Elle faisait partie du baillage de Clermont,du diocèse de Verdun et de la justice des princes de condé.
Sources:
F.Lienard . Dictionnaire topographique de la Meuse.
N.Robinet. Pouillé du diocèse de Verdun ; 1888.
F Mourot: Ccarte archéologique de la Gaule; 2002
Origine de son nom : peut être appellation de BRAI-BANT ; BRAI ,en vieux français : boue,marécage ; BANT : en germanique : bande ;
Donc, bande de terrain boueux ;
Sur cette photo ,on voit Mr Auguste Jacquart en discution avec l'abbé Marcel Hussenet.La femme agée devant :Sa femme Jacqueline Rouyer(Jacquart).L'autre dame Eugénie Coutier et ses enfants
Transcription de documents anciens transmis aux archives départementales
1672; PV de JEANNE

Le dix-huitième jour de septembre 1672,
Lettheley Bonnefille (ou Bonnesille), garde des vignes, en allant faire sa tournée, a fait rapport qu’il a trouvé Jeanne dite Thierry, ainsi que Jeanne, femme de Jacques Audier, du lieu d’Estien, pour avoir été trouvées dans les vignes sans la permission du maire ni du garde sont redevable d'une somme.
Comme il est d’usage, cela a été déclaré devant l’église, où il est requis que le garde fasse rapport de tous ceux
qu’il trouve dans les vignes sans autorisation.
Ces personnes ont été admonestées (averties officiellement) et tenues de répondre de leur faute conformément
aux règles en vigueur.
Quelques remarques pour t’aider à comprendre :
-“garde des vignes” : personne chargée de surveiller les cultures (très courant à l’époque).
-“sans permission” : probablement intrusion ou récolte illégale.
-“devant l’église” : lieu habituel des annonces publiques.
- Les passages comme “von Vyter hannt zuomission…” semblent être du dialecte germanique (type
alsacien / francique),

On rappelle que toute personne trouvée dans les vignes sans autorisation (formule mêlant français et dialecte : « dans les vignes sans permission ») sera poursuivie, conformément aux règlements de Bonneville, comme il a été dit et décidé.
Le treizième septembre :
Le garde Bonneville a fait rapport qu’il a trouvé Barbe (ou Barlement), femme de Jean Duchesne, du même lieu, présente dans les vignes. Elle ne savait pas par où elle y était entrée et s’y trouvait sans permission, ce qui est interdit.
Elle a été dénoncée et des témoignages ont été recueillis contre elle.
Le seizième septembre :
Le garde Bonnesille a fait rapport qu’il a trouvé Marguerite, femme de Christosse Constirier (nom incertain), dans les vignes.
Elle y était entrée et avait même traversé d’autres vignes sans autorisation.
Conformément à ce qui a été décidé par la communauté, elle a été mise en cause et soumise aux règles prévues.
1714: GARDIEN DES BETES
Les dommages et intérêts de ladite communauté concernant le bois brûlé ont été fixés à trois cents livres pour
ladite communauté. Personne ne s’y est opposé ni n’a formulé d’objection, après quoi nous avons signé.
Ensuite, Nicolas Maccollem, bourgeois du Brabant, a été maintenu dans sa fonction de gardien des bêtes de la
communauté. Cela a été fait après que François Rouyer, maire du lieu, l’a fait annoncer à haute voix par Joseph
Mathieu à la sortie de la grande messe paroissiale, le dimanche 7 octobre de l’année 1714, alors que toute la
communauté était rassemblée, ou du moins arrêtée devant l’église.
Personne ne s’y étant opposé, ledit Maccollem a été reconduit pour exercer la fonction de gardien des bêtes
pendant l’année suivante, soit 1715, conformément aux charges, clauses et conditions de son contrat de l’année
1714, sans rien y ajouter ni retrancher.
Il a fourni une caution valable et suffisante, résidant dans ledit lieu, et s’est engagé avec nous selon sa marque
habituelle, déclarant ne pas savoir écrire ni signer.
Fait aujourd’hui, le vingt-troisième jour de décembre 1714.
Le gardien des bêtes était un employé ou un fonctionnaire de la communauté rurale chargé de la sécurité et de la gestion collective du bétail, un rôle essentiel pour la vie économique et alimentaire du village à cette époque.
1717:TRAVAUX PRESBYTERE

« Aujourd’hui 4è janvier 1717, les gens de la communauté de Brabant, étant assemblés à la manière accoutumée devant Jacques Philippe, marguillier dudit lieu
Comme il est dûment indiqué dans le présent acte, et conformément à ce qui a été correctement établi et enregistré dans le registre de ladite juridiction, vous vous êtes présenté à cette assemblée.
Par messieurs les habitants et communauté dudit lieu, pour la réfection de la maison curiale (presbytère) dudit lieu, auxquels il manque encore plusieurs choses nécessaires.
Il a été convenu avec ledit sieur que nous lui abandonnons lesdits bois (arbres) pour six ans, à condition qu’il sera obligé de faire faire une cheminée à la cuisine de ladite maison curiale.
Il devra aussi faire et remettre les solives, poser deux sommiers pour porter ladite cheminée, et relever les premières parties de ladite cuisine.
De plus, il devra remettre deux poteaux ou supports sur le devant de la planche de ladite cuisine, et faire les fenêtres qui lui ont été à demi accordées.
Le tout aux moyens des bois qui lui sont concédés par ladite communauté.
Et ledit sieur s’est obligé de faire faire tous lesdits ouvrages ci-dessus écrits à ses frais, et de fournir généralement toutes les matières nécessaires. »
1739: HORLOGE DU CLOCHER

Traduction: Aujourd’hui, treize mai mil sept cent trente neuf , Nous soussignés, Remy Genin, maire de Brabant, Joseph Rouyer, lieutenant, et Jean Vuillaume, greffier en ladite mairie, reconnaissons avoir fait marché aujourd’hui, avec le consentement de ladite communauté, avec ledit Jean-Baptiste Oudin, maître horloger demeurant à Auzeville, pour faire fournir, construire, poser et attacher une horloge à cadran.
M. Oudin s’engage, par les présentes, à fournir et à monter ledit ouvrage conformément aux règles en vigueur, à assurer toutes les réparations nécessaires et à maintenir le cadran en bon état.
La communauté s’oblige à lui payer, pour l’année en cours, la somme de deux cent vingt livres, payable à la fête de Noël de la présente année, selon les modalités convenues. M. Oudin s’engage également à faire recevoir les travaux par des experts compétents et à se déplacer si nécessaire pendant une période de six ans à compter de la réception. s’obligeant tant ledit sieur Oudin que ladite communauté de satisfaire chacun à leurs engagements, conformément à toutes les clauses et conditions portées tant au devis déposé au greffe dudit Brabant qu’au présent marché, sous peine de tous dépens, dommages et intérêts.
Fait audit Brabant les jours et an que dessus, et ont toutes lesdites parties signé après lecture faite.
Chaque partie devra remplir ses obligations et supporter les frais qui lui incombent. Faute d’exécution, des dommages et intérêts pourront être exigés. Fait en présence des parties qui ont signé après lecture.
Signatures : Rémi Génin (Maire), Jean-Baptiste Oudin ; Joseph Rouyer ; Jean Willaume (greffier)
« Quatre lignes d’épaisseur, et toutes les autres pièces seront proportionnées.
Les montants seront pris travaillés et étendus à une épaisseur de cinq lignes, seulement les premiers trous seront
diminués jusqu’à une épaisseur de six lignes, et d’une largeur de deux pouces.
Pour la sonnerie, elle sera apportée par une pièce de détente qui sera attachée au bout de l’arbre de la seconde
roue, ce qui fera que ladite horloge ne pourra faire son arrêt que par un mécanisme de délai, lequel sera
assemblé à l’arbre du volant.
Et pour le mouvement, il sera fait en rochets bien égalisés, avec une ancre bien ajustée à la proportion dudit
rochet.
Le pendule sera de la grandeur de six à sept pieds (environ 2 mètres).
Et toutes les autres pièces de ladite horloge, qui ne sont pas mentionnées, seront proportionnées aux autres
parties. »
Version en français moderne (clair)
« Le document décrit la fabrication d’une horloge mécanique :
-Les pièces métalliques ont des dimensions précises (épaisseur en lignes, largeur en pouces).
-La structure comprend des montants et des éléments percés (trous ajustés).
-La sonnerie est contrôlée par un mécanisme de détente relié à une roue.
-Un système de régulation (volant + délai) empêche un arrêt brutal.
-Le mouvement fonctionne avec :
o des rochets (roues dentées),
o une ancre (mécanisme d’échappement).
- Le pendule mesure environ 2 mètres, ce qui correspond à une grande horloge (souvent d’église ou
publique).
-Les autres pièces doivent être fabriquées en proportion du reste. »
1739:TRAVAUX DES VOUTES DE L EGLISE
« … des pièces principales du corps (ou culte).
Pour l’église de Brabant, tenant la ligne sur une grandeur de même, deux voûtes.
Les traverses seront posées, l’une à la poutre, de quarante (mesure), et de l’autre de vingt-deux de côté.
Et les piliers seront dressés aux angles, avec des assemblages pour joindre les traverses.
Lesdits piliers seront de structure double et d’épaisseur convenable, selon la longueur et largeur, alignés selon
les règles.
Et les traverses seront de dix-huit (mesure) de largeur et de quatre (mesure) d’épaisseur.
Les premières grandes roues (ou pièces rondes / poutres courbes ?) seront de quatre pouces, de même épaisseur.
Les autres grosses pièces seront de quinze pouces de diamètre… »
1784:DEGRADATIONS DE L EGLISE

Le vendredi 10 décembre 1784, les habitants et les officiers de Brabant se sont réunis devant l’église paroissiale, en présence de Guillaume Sergent, doyen et garde-voie, qui réside dans la maison de l’abbaye (maison appartenant à une abbaye proche du village) . Cette réunion portait sur les visites d’inspection et l’état de l’église.
Lors de cette assemblée, il a été signalé, au nom du maire, que l’état de l’église paroissiale, particulièrement du côté sud, commençant par le clocher de messire de Lasson, était préoccupant.
Trois visiteurs, nommés par les autorités (le maire, le lieutenant et les représentants de la faculté et de la ville), ainsi que trois autres visiteurs chargés du bois de la collatérale, ont constaté que de nombreux éléments en bois, notamment les barreaux, étaient détériorés et tombés en ruine.
Ce manquement à l’entretien, particulièrement dans l’église, a été noté, notamment du côté de la fontaine jusqu’à la chapelle Notre-Dame de Lourdie. Une extension a été construite depuis cet angle jusqu’au pont haut, en passant par la tour du clocher, avec un mur de soutènement pour renforcer la structure.
1786: AMENAGEMENT D UNE FOSSE COMMUNE AU CIMETIERE
Le vingt-huitième jour de février mil sept cent quatre-vingt six (1786), devant le greffe de la mairie de
Brabant, ont comparu :
Nicolas Munier et Claude Guesquin, tous deux bourgeois de Brabant.
Lesdits comparants, en vertu du présent acte, ont conclu un accord avec la commune, représentée
par Claude du Vignou, leur maire, pour effectuer les travaux suivants :
● Creuser et aménager une fosse dans le cimetière pour recevoir tous les corps et offrandes qui
s’y trouvent ou s’y trouveront à l’avenir.
● Le maire a désigné l’endroit le plus approprié pour ce creusement.
● La fosse doit avoir six pieds de longueur, cinq pieds de profondeur, afin que tous les corps et
offrandes puissent y être placés correctement.
● Une fois tous les corps et offrandes mis dans la fosse, elle devra être recouverte de terre et
nivelée, conformément aux fossés et ossuaires déjà existants dans le cimetière.
Les comparants s’engagent également à :
● Creuser immédiatement la fosse.
● Veiller à ce qu’aucune partie de la fosse ou des corps ne soit endommagée ou profanée.
● Respecter l’endroit et l’usage désignés par le maire pour ce travail.
En contrepartie de leur travail, les deux bourgeois recevront la somme de douze livres, payée une fois
l’ouvrage terminé correctement et à la satisfaction de la municipalité.
Ils s’engagent à tenir et respecter cet accord en toutes circonstances, sous peine de sanctions
prévues par la loi.
Signatures : Nicolas Munier, Claude [nom incomplet], C. Davignon.
Présent également : Pierre Willaume, témoin ou officier public.
EVOLUTION DE LA POPULATION :
En 1700 il y avait dans la commune 53 ménages; En 1750 62 ménages.
300 personnes en 1793
348 personnes en 1841 ;
314 personnes en 1872
267 personnes en 1891
229 personnes en 1906
165 personnes en 1926
Puis chute progressive, jusqu’à 1968 avec 100 habitants
En 2010 il y avait 104 habitants
En 2019 était de 111 habitants.
En 2022, la commune compte 100 habitants
La voie principale qui déservait Brabant était la voie romaine METZ-REIMS.
Photo de la rue des Brouets en 1903 avant l'alimentation de la commune en électricité.

Le nom de ses différentes rues :
La rue des Brouets étant la rue principale, route de Dombasle, route de Clermont sont les rues qui l’encadrent ;
La rue de Fays car elle mène vers le bois qui porte ce nom
La route de Récicourt qui mène à ce village
La route de Brocourt anciennement appelée rue de Russie
La rue du Four
La rue de l'église
La rue du Pont- sous- Bernoux ;(du nom du pont). Appelée aussi autrefois rue de la grande fontaine, est la rue qui mène au bois Lecomte

Rue des Brouets